La lutte biologique contre les Thrips  

 

Grâce à leur adaptabilité excellente les thrips (figure 1) sont devenus les ravageurs les plus redoutés et les plus répandus. Ils causent des dégâts considérables aux cultures légumières, plantes ornementales et baies.
Dès l'apparition de la culture sur substrat, le problème des thrips a augmenté. Les traitements du sol qui évitent que les thrips hivernent ont presque disparu.

Thrips
Figure 1 Thrips


Pour une cultures BIO , nous introduisons maintenant Amblyseius cucumeris comme prédateur contre le thrips.
Amblyseius cucumeris est un auxiliaire de couleur beige qui mesure moins d'un millimètre (figure 2). Il appartient aux arachnides et possède 8 pattes. Bien qu'il soit difficilement détectable à l'œil nu, ce prédateur se fait remarquer par sa mobilité sur la face inférieure de la feuille ou dans la fleur.

Amblyseius cucumeris
Figure 2
Amblyseius cucumeris

La femelle est fécondée plusieurs fois. Chaque jour elle pond quelques œufs sur les poils situés à la base des nervures sur la face inférieure des feuilles. Quand les jeunes larves éclosent ils ont six pattes et ils ne mangent pas encore.

Dans les deux stades nymphaux qui suivent et comme adulte ils ont huit pattes. La nymphe ressemble à un petit adulte. Il n'y a donc pas de métamorphose. Le développement d'œuf en adulte dure entre 8 et 11 jours (à 25°C et 20°C respectivement). Un fois adulte, Amblyseius cucumeris adulte vit encore environ 3 semaines.

Ces prédateurs piquent leurs proies afin de vider leur contenu. Ils mangent non seulement les larves des thrips, mais aussi araignées et des œufs et des larves des prédateurs de l'araignée. Comme les larves de thrips, dès qu'ils sont devenus plus grandes, se défendent mieux en donnant des coups avec leurs postérieurs, le prédateur préfère le premier stade larvaire du thrips.

Il  faut introduire les acariens prédateurs dans la serre dès qu'on y décèle des thrips. L’application de bonnes mesures d’hygiène au début et à la fin de chaque cycle de culture est d’une importance décisive, car elle contribue à retarder le développement d’une infestation jusqu’au moment où les auxiliaires biologiques sont aptes à la contrer. Les introductions de N. cucumeris dans la serre doivent se faire à intervalles réguliers à l’aide d’un mélange de son et d’acariens que l’on saupoudre directement sur les plantes ou le substrat de culture, ou que l’on suspend au-dessus des plantes dans des sachets (figure 3). La méthode des sachets, sortes de mini-élevages d’acariens, permet une libération continue des prédateurs qui vont ensuite s’éparpiller dans la culture. Les sachets d’élevage doivent être renouvelés chaque mois.


Introduction d’acariens prédateurs à l’aide de sachets d’élevage
Figure 3A.
Saupoudrage d’acariens prédateurs directement sur la plante.


Les acariens prédateurs sont saupoudrés sur le substrat de culture d’où ils gagneront le feuillage des jeunes plants
Figure 3B.
Introduction d’acariens prédateurs à l’aide de sachets d’élevage.

Les acariens prédateurs sont saupoudrés sur le substrat de culture d’où ils gagneront le feuillage des jeunes plants
Figure 3C. Les acariens prédateurs sont saupoudrés sur le substrat de culture
d’où ils gagneront le feuillage des jeunes plants.